Des arbres dans la nuit / Trees in the Night / Image numérique / Digital image, inkjet on canvas, 54 x 54 inches, 34 x 34 inches / Jet d'encre sur canvas, 137,2 x 137,2 cm, 86,4 x 86,4 cm / The Canada Council Art Bank / Banque d'oeuvres d'art du Conseil des Arts du Canada / Collection Prêt d'oeuvre d'art du Musée National des Beaux-Arts du Québec
Je n’aurais pas construit ces images si je n’avais pu y créer un effet de perspective, de profondeur, une impression de réalité. À travers un questionnement sur la représentation, mon intérêt se trouve dans l’allusion au réel. Je pense en trois dimensions. Le concept hindouiste selon lequel la matière n’est que succession infinie d’ondes m’a toujours intrigué. Le numérique est d’abord une plongée dans la matière : millions de millions de particules potentiellement mouvantes et changeantes avec un copié collé permettant toutes les manipulations et variantes désirées, superpositions de multiples surfaces… Vibrations, frémissements : le réel devient malléable. C’est comme si l’on travaillait avec une machine à images d’une volatilité quasi métaphysique. Ces images illustrent le début d’une réflexion sur la nature qui fut, à mon étonnement, retrouvée –comme on retrouve un lieu aimé qu’on avait malgré tout oublié. Cependant, l’événement n’est pas aussi simple et paisible. Quelque chose d’étrange survient. La nature n’est plus ce monde sécurisant, bien réel, que l’on voudrait immuable. J’ai le sentiment qu’elle est contaminée par l’irréel ou par le surréel. Je ne peux m’empêcher de penser à la manipulation génétique ou au clonage. Pour moi la nature ne sera plus jamais ce qu’elle a été.
Je n’aurais pas construit ces images si je n’avais pu y créer un effet de perspective, de profondeur, une impression de réalité. À travers un questionnement sur la représentation, mon intérêt se trouve dans l’allusion au réel. Je pense en trois dimensions. Le concept hindouiste selon lequel la matière n’est que succession infinie d’ondes m’a toujours intrigué. Le numérique est d’abord une plongée dans la matière : millions de millions de particules potentiellement mouvantes et changeantes avec un copié collé permettant toutes les manipulations et variantes désirées, superpositions de multiples surfaces… Vibrations, frémissements : le réel devient malléable. C’est comme si l’on travaillait avec une machine à images d’une volatilité quasi métaphysique. Ces images illustrent le début d’une réflexion sur la nature qui fut, à mon étonnement, retrouvée –comme on retrouve un lieu aimé qu’on avait malgré tout oublié. Cependant, l’événement n’est pas aussi simple et paisible. Quelque chose d’étrange survient. La nature n’est plus ce monde sécurisant, bien réel, que l’on voudrait immuable. J’ai le sentiment qu’elle est contaminée par l’irréel ou par le surréel. Je ne peux m’empêcher de penser à la manipulation génétique ou au clonage. Pour moi la nature ne sera plus jamais ce qu’elle a été.